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Citizen Can : « Un nouveau regard sur le Métier »

Interview de Denis SOUMOUDRONGA, co-fondateur de la Citizen Can, publiée dans La Lettre Du Trésorier N°273.

Quel a été l'impact de la crise pour les entreprises ?

La crise monétaire que nous venons de vivre a démontré à quel point la gestion de trésorerie était capitale pour une entreprise. Cette dernière, par le biais de son trésorier, sedoit de rechercher stabilité et visibilité afin d'établir des prévisions de trésorerie et ce, dans un souci d’optimisation du rendement des activités financières par rapport aux notions de risques. La gestion de trésorerie, une mission essentielle pour la survie de l'entreprise, permet de maintenir une liquidité suffisante, de piloter les flux prévisionnels et réels, de bénéficier d'un financement attractif et innovant.
Son objectif est de minimiser les risques : risque de contrepartie, risque opérationnel, risque souverain, risque systémique etc.
La crise économique, fiancière, bancaire fut un choc pour les entreprises, c'est pourquoi elle nous offe l'occasion de clarifier et simplifier l'écosystème financier des produits dérivés complexes qui, au demeurant, sont des instruments essentiels de couvertures de risques. Les produits dérivés complexes devront disparaitre au profit d'instruments simples à valoriser.

Comment participez-vous à la croissance de la valeur des systèmes d’informations financiers de vos clients ?

Société de Conseil opérationnel en gestion de flux financiers, Citizen Can s'est positionnée sur ce marché de niche à fort enjeu stratégique, parce qu'elle en maîtrise parfaitement les mécanismes. Cette connaissance nous permet de porter un regard expert sur l'organisation des systèmes d'informations de nos clients. Aujourd'hui, l'environnement technologique et réglementaire est en évolution permanente et dans ce contexte mouvant, nous accompagnons nos clients dans la démarche d'anticipation et de maîtrise des changements.


Quelles sont les expertises que vous développez plus particulièrement ?

Nous disposons d'une vue globale du métier : nos consultants, des experts multidisciplinaires, interviennent dans différents projets auprès des banques et de groupes internationaux. Ils gèrent des processus de moyens de paiement, de cash management, de financements bancaire et marché, de placement, de couvertures de change et taux, de besoin en fonds de roulement. Nous parlons Métier.
Notre démarche d'accompagnement revêt trois modes différents :

  • Le mode conseil : notre rôle est celui d'un véritable « Sherpa » alliant Expertise et Méthode (veille, ROI, workshops...)
  • Le mode audit : pour adapter l'organisation de la Direction Financière et de la Trésorerie aux contraintes légales.
  • Le mode conduite de changement : offre de prise en charge complète du projet, de la définition des processus à la post-implémentation

Comment pouvez-vous aider les entreprises à optimiser la gestion de leurs flux financiers et par conséquent de leur trésorerie ?

Cette optimisation implique la mise en oeuvre de nouvelles procédures, de nouveaux outils et, par conséquent, de nouveaux projets. Nous nous positionnons comme un facilitateur du dialogue entre tous les acteurs du projet : client, éditeur, direction des systèmes d'information, opérateur de réseau et de sécurité. Issus du monde de l'édition, de la trésorerie, de la banque et du conseil, nos consultants ont l'expérience des codes et des langages de chacun d'eux. Ils construisent une solution adaptée et consensuelle.
Notre objectif est de sécuriser les projets des entreprises, via les facteurs clés de succès, parmi lesquels :

  • Un alignement entre les process et les fonctionnalités du système;
  • Dans le cadre d'un projet de mise en oeuvre de solutions, un déploiement prenant en compte les aspirations et les contraintes métier en s'assurant d'un fort degré d'acceptation des utilisateurs;
  • Une forte volonté d'implication du Sénior Management;
  • Une adéquation du budget et/ou des ressources aux objectifs et aux délais du projet.

Sécuriser un projet c'est vouloir une finalité; Le pilotage de projet n'est pas la description d'un état final recherché, mais les moyens d'atteindre cet état en supprimant l'écart entre la réalité existante et l'objectif recherché.

Quelles leçons les entreprises doivent-elles tirer de la crise ?

A l'heure où la crise de la zone euro s'aggrave, la crise financière en elle-même oblige le gestionnaire à se remettre en question, à revoir son organisation et sa stratégie dans pratiquement toutes ses activités. Les trésoriers devront dans les années à venir, en plus de la gestion quotidienne du Cash, maîtriser les risques indissociables à leurs opérations financières, en particulier le risque de contrepartie. Mais, ils seront également confrontés au risque opérationnel qui peut résulter de procédures internes inadaptées suite à la crise systémique que nous venons de vivre.

Selon vous, les nouvelles réformes de la réglementation économique et financière sont-elles appliquées ?

En 2009 aux Etats-Unis et dans les pays de l'Union Européenne, un « stress test » bancaire à grande échelle a été conduit. En dehors du seuil de résistance pris en compte, le « test de résistance » des banques a t-il un sens ? Depuis quelques années les agences de notation ont fait des efforts de transparence sur les méthodologies qu'elles pratiquent. Elles ont fait beaucoup parler d'elles durant la crise et leurs avis pèsent encore sur les marchés : peuvent-elles jouer les mêmes rôles après-crise ; faut-il redéfinir les règles ?
Le bilan de la crise est bien entendu plaisant à énoncer, mais l'histoire récente montre hélas, que de nombreux établissements bancaires ont traversé des difficultés et ne sont pas à l'abri d'une défaillance. Qui aurait imaginé qu'une banque majeure puisse faire faillite ? Qu'adviendrait-il si le phénomène se reproduisait sur une des banques majeures de l'Union Européenne ?


Vous vous positionnez comme une entreprise citoyenne. Qu'entendez-vous par là ?

Nous avons mis en place une politique de Ressources Humaines et Managériale inédite, ce qui nous permet d'attirer les meilleurs collaborateurs, de pérenniser notre développement, de promouvoir un état d'esprit Citizen Can, de nous positionner en Partenaire de nos clients.
Un programme de formation ambitieux : Nous consacrons 5,7 % de notre masse salariale à la formation continue quand l'obligation légale impose 1,6 %.
Un management de l'échange : Nous organisons des rencontres mensuelles inter-consultants pour favoriser la fertilisation croisée des idées, le partage des expériences et la mutualisation des connaissances.
Un management de la responsabilité : Nous offrons à nos consultants la possibilité de s'associer six jours par an à un projet de solidarité de leur choix pour développer leur sens de la responsabilité.

 

Interview de Denis SOUMOUDRONGA, co-fondateur de la Société Citizen Can, publiée dans La Lettre Du Trésorier N° 273 du mois d'Octobre 2010.

 

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